*** Présentation ***

*** Présentation ***
Requiem For A Dream
Titre : Requiem for a dream
Titre original : Requiem for a Dream
Pays : Etats-Unis
Durée : 1 h 50
Sortie : 21 mars 2001
Distributeur : Sagittaire Films
Réalisateur : Darren Aronofsky
Acteurs : Ellen Burstyn, Jared Leto, Jennifer Connelly, Marlon Wayans, Christopher McDonald, Louise Lasser, Keith David, Sean Gullette, Dylan Baker, Bill Buell, Brian Costello, Mark Margolis, Ajay Naidu, Ben Shenkman, Samia Shoaib...
Scénario : Hubert Selby Jr. (d'après son propre roman) et Darren Aronofsky
Producteurs : Eric Watson, Palmer West
Directeur de la photographie : Matthew Libatique
Chef décorateur : James Chinlund
Compositeur : Kronos Quartet & Clint Mansell

# Posté le vendredi 11 mars 2005 02:41

*** Résumé ***

*** Résumé ***
Résumé du film:
Sara Goldfarb (Ellen Burstyn) vit seule à Coney Island. Mère juive veuve et fantasque, elle vit dans l'espoir obsessionnel d'être un jour invitée sur le plateau de son émission de télévision préférée. C'est dans cette perspective qu'elle suit un
régime draconien, afin d'entrer dans la robe qu'elle portera lorsque le grand soir sera venu.Son fils Harry (Jared Leto) est en proie à une dépendance à la drogue. Avec sa petite amie Marion (Jennifer Connely), et son copain Tyrone (Marlon Wayans), ils noient leur quotidien dans d'infantiles visions du paradis terrestre. En quête d'une vie meilleure, le quatuor est entraîné dans une spirale infernale qui les enfonce toujours un peu plus dans l'angoisse et la dégradation.
Critique de la B.O.F.
La musique, essentiellement électronique, a été composée par Clint Mansell, déjà l'auteur de celle de 'PI'. Il a fait appel, ici, au talent du Kronos Quartet, quatuor toujours à l'affût d'expériences nouvelles. Musique de nature oppressante, répétitive...

# Posté le vendredi 11 mars 2005 02:58

Vivez heureux ou vivez drogués

Vivez heureux ou vivez drogués
Vivez heureux ou vivez drogués

Requiem for a dream raconte la descente aux enfers de quatres personnages au destin tragique où Aronofsky use de tout son talent pour mettre à fleur de peau notre âme la plus sensible. Il en ressort un constat abominable, ce qualificatif faisant figure de compliment ici avec les thèmes abordés: la drogue et la dépendance.A travers cette violence extrème où n'est irréel que l'imaginaire, Aronofsky exprime son point de vue. La dépendance, quelque soit le support et la substance, nous éloigne de la réalité pour justement nous en rapprocher à un tel point que l'on ne sait plus si l'on tient encore sa vie à bout de bras.Le film est alors rythmé par les prises de diverses drogues. Chacune de ces prises marque un temps d'arrêt, un changement d'ambiance dans le film, un changement qui se fait sans transitions par un seul geste facile, celui de d'avaler la pilule ou de s'injecter le produit. Aronovsky fait plus que dénoncer les drogues dures, par sa réalisation, il met à pied d'égalité la coke, le cannabis, la télévision ou encore le regard des autres. Ainsi, il nous délivre l'une des plus belles scènes du film: on voit les quatres personnages principales recroquevillés tous de la même façon, tel un foetus dans le ventre de sa mère. Tel un être ne controlant pas sa destinée.La musique est prenante et intense de réalisme à un tel point que chaque personnage, dans chaque cas, colle en symbiose parfaite avec la mélodie. Cette musique nous fait vibrer, car elle est plus intense et plus forte, plus la situation des personnages est grave et plus on approche de la fin du film. Elle est en fait un Requiem, lien que nous pouvons faire avec le titre. Un requiem étant une prière pour les morts, elle laisse présager la destinée des personnages soumis à la dépendance. Cette musique a donc une place très importante dans le film puisque celle-ci captive le spectateur et le plonge au coeur du drame tout au long des scènes de plus en plus impressionnantes. On peut donc qualifier Requiem for a dream d'ode cinématographique musicale. Car cette B.O ne laisse aucuns moments de détente, en permanence elle nous cloue à notre fauteuil avec un profond malaise de réalisme. Elle est le "requiem for a dream", l'ode pour rêver. Et sombrer.Au final, Requiem for a dream n'est pas conseillé à tous le monde, âme sensibles: s'abstenir. La fin n'est pas un "happy end" comme peut l'être son homologue "Trainspotting" mais elle est exceptionnellement émouvante avec une montée en puissance phénoménale de la bande-sonore. Il n'est pas un film que l'on voit mais que l'on reçoit...en plein visage tel une balle de Magnum, calibre 12.On en garde des séquelles, certes, mais cela nous permet de voir les choses et les formes d'une autre façon, que la vie n'est (malheuresement) pas si belle et que la lignée humaine est loin d'être immortelle.On peut le dire, Requiem for a dream est un chef d'oeuvre cinématographique, il n'est peut être pas tout rose mais il nous fait aimer de plus en plus le septième art, plus qu'un simple hobby, une véritable passion.

# Posté le vendredi 11 mars 2005 03:05

"Ouvre les yeux"

"Ouvre les yeux"
Ouvre les yeux

Lire Hubert Selby Jr n'est pas une mince affaire. Il vaut mieux être dans une bonne période, se targuer d'avoir un bon sommeil, terminer son analyse, ne pas imaginer qu'il existe une corrélation entre la couleur du ciel et son humeur. Le danger, surtout, c'est d'imaginer, ne serait-ce qu'un instant, que les personnages dépeints par l'auteur pourraient être nos doubles traumatiques. Car et c'est cela sa force, il y a dans son écriture, comme chez Lautréamont, quelque chose de familier et d'insoutenable qui nous condamne bien souvent à fuir, horrifié par la vision grossissante de nos déviances.Quand Aronofsky se met en tête d'adapter Selby, il est conscient qu'il devra le faire sans complaisance et sans retenue aucune. La crédibilité de son œuvre en dépendra, il lui faut être capable de plonger dans le tréfonds de l'addiction humaine avec conviction. A la vue de ce chef d'œuvre, on peut reconnaître qu'il n'a pas été fébrile un seul instant. Requiem for a dream est un film sans égal. Une entité puissante et dérangeante qui glisse son bras scarifié et ensanglanté dans nos petits estomacs chloroformés. Et ce sont de vraies crampes qui nous taraudent à la vision de ce déferlement d'images et d'effets visuels. Amoncellement gigantesque, abondance de techniques cinématographiques qui laissent le spectateur hagard et admiratif. Certains se lèvent, ne supportant l'adéquation parfaite qui existe entre le thème du film et sa forme exaltée. D'autres remuent sur leur siège en soufflant comme pour se dégager de l'emprise hypnotique de ces yeux géants qui se dilatent à intervalles réguliers. Certains baissent les paupières quand celles de l'écran se figent inexorablement. Le principal exploit de ce film est que, pas un seul instant, la décharge visuelle ne viendra phagocyter l'histoire et la priver de sa décharge émotionnelle. Ce conte noir dresse le portait cinématographique le plus crédible, jusqu'à ce jour, des addictions. Les hommes y sont des ombres ventousées à des drogues qui se travestissent sous des formes multiples pour mieux les saisir. Chaque absorption est une nouvelle marche qui se fend sous les pieds des personnages et les enfonce un petit peu plus loin dans la dépendance. Et dans ce film, autre tour de force il n'y a pas une échelle de valeur sur laquelle ou pourrait se reposer et c'est sûrement cela qui dérange. La télévision, les anti-dépresseurs, la coke ou l'héroïne sont mises sur le même pied. Toutes les drogues sont dépeintes avec violence et aucune ne s'échangerait contre une autre. Aronofsky n'épargne personne car quand la volonté se tire à l'équateur, tous les corps béants sont égaux. On quitte ce déferlement d'images, en essuyant une larme qui traînait par là avec l'intime conviction que ça aurait pu nous arriver et on scrute le ciel, une note d'optimisme collé à la pupille. Dorénavant on sera plus vigilant...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 11 mars 2005 03:06

Du paradis à l'enfer

Du paradis à l'enfer
Du paradis à l'enfer

L'auto-destruction est un thème de ce film, l'auto-destruction créer par une dépendance à des drogues. Pourquoi ces personnes tombent-ils dans la drogue?? On ne le sait pas et tant mieux, Aronofsky ne veut pas nous faire tomber dans un sentimentalisme ridicule, il veut juste nous montrer la terrible dureté de la vie dans laquelle en très peu de temps, tout peut changer!

Leur drogue leur permettait de voir la vie en rose, leur amour était magnifique, les affaires marchaient, ils étaient enfermés dans leur monde mais il y a un moment où il faut s'ouvrir, leur petite communauté ne se suffit plus a elle-même. Mais l'enfermement si profond les aura, comment s'en sortir c'est impossible et le réalisateur nous le fait bien comprendre, il est trop tard pour faire machine arrière, le point de non-retour est passé il nous en faut toujours plus, tous les moyens sont bon, mêmes les plus extrêmes seule la dépendance peut nous en faire arriver là et vu sous cet angle le réalisateur nous en dégoute, avec peu de mots mais surtout avec des images terribles encerclés par une musique déroutante.

C'est terrifiant d'en arriver là, le réalisateur ne passe pas par 4 chemins pour nous le faire comprendre, ce qui rend ceci encore plus terrible et on est impuissant devant cette vie si cruelle. C'est terrible mais c'est la vie. Tout peut changer en quelques secondes, seule l'envie de s'en sortir peut nous aider.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 11 mars 2005 03:08